OFF021. Tombeau Pour Henry North (2e Partie)

Post numéro 21 : savoir ce qu’on perd quand on meurt, ce sentiment de vertige devant le vide : l’idée vient d’un reportage télévisé sur les lauréats du Concours Reine-Elisabeth de piano. Ces lauréats devenus fous ou qui ont plutôt basculé de l’autre côté de la folie. Le journaliste pose plus ou moins cette question : «Qu’avez-vous ressenti en gagnant ce concours ?» Réponse de l’un des lauréats : «Vous saurez 30 secondes avant de mourir.» Gagner quelque chose, c’est déjà le perdre…

L’adjectif «insectueuses» peut être vu comme une version inversée du titre d’un album du groupe Nirvana, Incesticide. Déjà lui-même jeu de mots ‘inversant’ sur «insecticide». Mon propre adjectif est donc une seconde torsion du terme originel.

«…toujours plus infini que ton enfer le plus intime» : rappel de la phrase de saint Augustin, «Interior intimo meo», tu m’es plus intime que mon moi le plus intime.

Début, aussi, de l’idée selon laquelle North sert de terreau à tout le paysage de 1000 morts : «…ses veines prolongées dans les sous-sols de toute l’Amérique latine…» Ce qui reviendra plus tard avec la ville de Byble.

Le «froid en anneau», c’est ma propre bague d’argent, que je posais parfois sur une surface froide pour la rafraîchir.

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